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Groenland PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Mercredi, 12 Juin 2013 00:00

Champs au sud du Groenland

Les prévisions météos étant excellentes je repars pour le Groenland. Je me prépare tranquillement, les sacs étanches avec l’essentiel à coté du canot de secours, la combinaison de survie en eau froide enfilée jusqu’à la taille. Je décide de faire un direct Nuuk, 850 km environ dont les trois quart au dessus du détroit de Davis. Une banquise craquelée occupe tout le côté ouest du détroit, superbe ! Le vent est de travers un peu contre moi, je monte à 3000 mètres et trace tout droit. Une nappe de nuages bas recouvre peu à peu la mer et je vole au dessus plusieurs heures jusqu’à voir la côte du Groenland et ses montagnes enneigées. Ouf, la couche de nuages s’arrête à la cote et la baie de Nuuk est absolument superbe au bord du fjord entourée de sommets enneigés. J’en fais le tour avant d’atterrir.

Groenland

Deux pilotes m’attendent à l ‘atterrissage, Thomas et Alan. Ce dernier m’héberge et me fait faire le tour de la ville très moderne. Elle est en pleine croissance avec plus de 15000 habitants dont les deux tiers d’Inuit. Le lendemain la météo est encore bonne, je repars pour le sud et c’est à nouveau un vol absolument inoubliable. Tout d’abord, je survole la côte offrant toute la palette des teintes du bleu au vert, dentelée à l’infini dans laquelle plongent de hautes montagnes sombres avec ca et là des paquets de neige.

Au-dessus de la calotte glacière du Groenland

Puis je rentre à l’intérieur et vite je suis au bord de l’immense calotte glacière, un dôme de glace de plusieurs fois la superficie de la France. C’est un contraste saisissant avec la forêt de pics qui l’enserre. Sur ses bords coulent des glaciers fracturés de crevasses jusqu’à des fjords profonds. L’air est calme, je coupe au dessus de la calotte, découvrant des lacs aux eaux turquoises posés sur l’immensité des glaces. Je pique ensuite sur la vallée des grands fjords menant à Narsarsuaq. J’ai dépassé 17 h, l’heure normale d’opération de l’aéroport. Pour éviter de battre mon record absolu de taxes d’atterrissage et sur le conseil de Thomas qui a habité ici, j’atterris sur la petite route à coté.

Glaciers au bord de la calotte du Groenland

Le contrôleur m’indique l’endroit. Je roule pour garer ensuite l’ULM à l’abri d’un hangar à coté de la pompe à essence et dors dans la tente après avoir diner chez Kim un pilote et sa femme. Au petit matin , un jeune renard du grand nord au poil sombre l’été et blanc l’hiver gambade autour de ma tente et mordille la corde d’un piquet. Il n’a nullement peur de l’homme. Une centaines de personnes vivent ici, à l’aéroport, élevant des moutons de l’autre coté du fjord et il y a même petite agence de tourisme www.blueice.gl

Mise à jour le Lundi, 17 Juin 2013 09:50
 
Baffin enfin PDF Imprimer Envoyer
Écrit par thierry   
Lundi, 10 Juin 2013 00:00

Au nord de la Baie d'Ungava

Après deux jours de mauvaises météo (il y a eu des passages de tempête de neige où on ne voyait pas à 100 mètres), je quitte la base hydravion de Wabush où j’ai passé de très bons moments avec du bon vin, en compagnie de Pascale et Mathieu qui m’y ont invité. Je survole forêts montagnes et lacs de plus en plus gelés au fur et à mesure que je monte. Arrêt pour essence à Schefferville petite ville minière où l’activité reprend. je mets le cap sur kuujjuak la « capitale » du pays Inuit sur la baie de l’Angava. Quelques heures à survoler des paysages souvent montagneux sauvages à souhait. Quand la neige commence à fondre, les rayons du soleil chauffent le sol sombre au lieu d’être renvoyés dans le ciel et le phénomène de fonte s’accélère, les rivières coulent avec force.

phoques pres de leur trou dans la banquise

Un pilote québecois vient me saluer à l’atterrissage, le camion citerne aviation m’amène à la pompe avec mes bidons et je repars. De l’autre coté, plus au nord la neige et la glace recouvrent peu à peu tout absolument tout. La baie est encore entièrement sous la banquise. Je retrouve les paysages splendides survolés il y a 10 jours mais encore plus blancs, plus glacés. La baie aux feuilles est en partie libérée des glaces qui se promènent par énormes blocs au gré des flux et reflux des marées les plus hautes du monde. Je poursui